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Les premières parties
| Jeudi 14 avril 2005 |
| Gildas THOMAS, 1ère partie de Gilbert
Laffaille |
Auteur-compositeur-interprète,
après un passage par le théâtre, le café-théâtre
et divers groupes musicaux, Gildas Thomas se consacre entièrement
à sa carrière de chanteur solo.
Amoureux tout autant de Gosciny, Renaud, The Stranglers, Harold
Pinter ou Federico Fellini, il écrit et compose dans une
veine populaire, mettant l’accent sur la qualité des
mélodies, en soufflant en permanence le chaud et le froid,
entre dérision et sensibilité.
C’est une voix et une plume originales comme il en arrive
une à peu près tous les vingt ans. Ses chansons, chantées
avec sensibilité et précision, vont vite lui donner
une place dans le cercle, restreint, des auteurs-compositeurs de
qualité - |
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internet |
| Vendredi 15 avril 2005 |
| Jérémie KISSLING, 1ère
partie d'Aldebert |
Après
avoir été remarqué aux Primeurs de Massy en
octobre 2003, il était sur scène à Paris, à
l’Européen, en janvier 2004. Son spectacle, empli de
finesse et de mélodies, y a remporté un succès
mérité. Carla Bruni a fait de ce nouvel Helvète
de la chanson pop (et même un peu plus) sa première
partie aux Bouffes-du-Nord, en février.
Encore un jeune chanteur qui va faire parler de lui. Jérémie
Kissling vient de Suisse, et emmène avec lui la lenteur du
phrasé local, dans sa façon de chanter, et le ciselé
des montagnes, pour ce qui est de la précision (suisse…)
des textes. « Obsolète », son album n’en
porte que le nom.
Ce garçon débonnaire, aux faux airs de Philippe
Katerine, nous apprend que « les filles, c’est chouette,
ça colle aux dents ». Pourquoi pas. Il serait donc
facile de le ranger dans le rayon des personnes au sens de l’humour
incertain et enclin au plus sombre désespoir. Cela serait
alors passer à côté d’une petite collection
de chansons qui touche le plus profond de nous-même. Accompagné
d’un écrin instrumental minimum, Jérémie
Kissling semble être emprunt de nostalgie. Ce n’est
peut-être qu’un doux rêveur. |
| Samedi 16 avril 2005 |
| DORVAL, 1ère partie de Nilda Fernandez |
Un
filet de voix tisse le scénario de l'amour qui s'échappe.
Il fait beau temps, on pense au mariage, on est heureux. Le parfum
du jasmin enveloppe le timbre de Pascale Baehrel. Puis les courants
s'inversent. L'amour c'est du chinois, on ne rêve plus on
se souvient, les mots ne sont plus les mêmes. Pascale était
danseuse, Laurent Manganas est directeur artistique et manager.
Le soir, elle écrit, il compose, elle chante. Benjamin Biolay
réveille leurs chansons qui dormaient depuis longtemps, et
leur en offre deux.
Tout aurait pu aller très vite, un album aurait pu être
ficelé en deux temps trois mouvements.
Mais le projet s'éveille tranquillement, prend son temps
(près de trois ans).
Entre Satie et Tom Waits, Dorval balance longuement avant de trouver
son équilibre dans "Les choses de la vie". Comme
si Claude Sautet avait posé sa plume exigeante sur une série
de chansons simples.
Il y a chez Dorval un peu de naïveté de la Jeanne
d' « Une Vie » de Maupassant, il y a de la femme dépassée
par ses sentiments. Les choses de la vie a un côté
debut de siècle, sincère et simple, et emprunte les
chemins des poèmes de Dorothy Parker pour se terminer en
valse aux adieux.
Un duo sensible avec Nilda Fernandez vient ponctuer son album, Les
choses de la vie. |
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internet |
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