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Les découvertes
| Jeudi 14 avril 2005 à 19 heures |
| Monsieur Lune |
| Mieux
que Madame Soleil, Monsieur Lune vous promet des lendemains qui
chantent, qui gueulent, qui vibrent. Toujours sur le point de basculer.
Cordes vocales et cordes sensibles, corde raide et corde au cou.
Des lendemains nourris des frayeurs délicieuses et des bonheurs
fugaces d’hier, mais qui savent ne jamais succomber à
la nostalgie. Des lendemains en équilibre, instables comme
il se doit. Et c’est tant mieux.
Mi-Zébulon, mi-Schtroumpf, son manège enchanté
a des allures de bastringue, dézingué et cabossé.
Il entraîne dans ses comptines cruelles toute une troupe de
Gavroches tantôt vers le rock, tantôt vers la java.
Même s’il a compris que le temps du phalanstère
était révolu, il sait cultiver l’esprit de troupe,
évite consciencieusement de se prendre au sérieux
et jette l’emphase aux orties. Il construit chacune de ses
chansons comme autant de nouvelles ironiques et de petits scénarios
morbides. Un univers déjanté entre ARNO et HIGELIN
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| Vendredi 15 avril 2005 à 19 heures |
| Karpatt |
Karpatt
est avant tout un groupe de scène. Amateurs de jazz manouche,
ils passent le plus clair de leur temps sur les routes.
Compagnons depuis le lycée, Fred - chant, guitare -, Gets
- guitare, percus - et Hervé –contrebasse - composent
ce combo hors du commun. Il suffit, pour s'en convaincre, de recueillir
à chaud les impressions du public à la sortie d'un
de leurs concerts. « Formidables, ils ont donné tout
ce qu'ils avaient, ils ont vraiment la pêche, impressionnant
... Quelle poésie !, une pure énergie positive ...
» Surprenants, ils continuent après le concert au bar
du coin, ils jouent jusqu'au bout de la nuit !
Ce que nous communique Karpatt, c'est un hymne à la vie,
à la joyeuseté, la bonne humeur dans une ambiance
guinguette et front populaire. Les textes font mouche sans jamais
se prendre au sérieux, poésie musicale qui pourtant
nous transporte avec un rien de nostalgie dans les atmosphères
du vieux Paris, empreintes de jazz dixiland, de swing à tous
les étages pour une ivresse musicale communicative.
Les Karpatt en ont, et ne se lassent pas de nous surprendre. Ces
temps-ci, ils jouent beaucoup avec Mano Solo. |
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| Samedi 16 avril 2005 à 19 heures |
| Les Pistons Flingueurs |
La
rencontre, il y a 5 ans, entre trompette - trombone - saxophone
- tuba - banjo - batterie et funk - ska - rock, a créé
le "son made in Pistons". Ce son-là se développa
d'abord dans la rue, avant de se laisser convaincre par l'expérience
de la scène, et de diffuser plus largement ce Rock and Groove
cuivré et bien huilé.
Après un premier album enregistré en 2001, intitulé
"2000'ties", et plus de 350 concerts à son actif,
cette fanfare est devenue groupe, l'amplification ayant permis d'enrichir
les compositions de paroles.
Aujourd'hui, l'heure est à la sortie d'un nouveau disque
: Arnac. Mais ces "brûleurs de planches, avaleurs de
bitume" n'oublient pas la scène, leur terrain de jeu
favori, proposant un groove festif bien décidé à
s'intégrer au paysage des musiques actuelles.
Fidèles à leur credo, les 6 musiciens de Pistons
Flingueurs ont bien l'intention de réconcilier les plus réticents
avec la Fanfare... |
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| Dimanche 17 avril 2005 à 16 heures |
| Fabien MARTIN |
À
trente ans, le jeune homme vient d'accoucher d'un premier disque,
et on rosit de bonheur. Evert Everest est un album soigné,
harmonieux, aérien, qui vous glisse dans l'oreille ses mélodies
rondes et balancées, filles de la pop et de la chanson où
le banjo le dispute au violon. C'est savoureux comme un bonbon tendre
: on se laisse happer sans résistance par ses refrains entêtants,
cette drôle de voix qui se dédouble, ces rêveries
un brin surréalistes, pleines de fantaisies et de mélancolie.
Fabien Martin, des chansons de l’intérieur, du parfum
de Ménilmontant aux couleurs de la musique américaine. |
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| Dimanche 17 avril 2005 à 16 heures |
| Nicolas JULES |
La
Révélation du festival "Les Jeux", Nicolas
Jules, mériterait la victoire du chanteur le plus drôle
et le plus attachant de sa génération. Son culot et
son aplomb font de lui - à sa manière... - une véritable
"bête de scène". Provocateur discret, voix
de séducteur, cheveux en bataille, Nicolas Jules charme les
oreilles avec un joli cocktail de tendresse et de dérision,
d'humour et de poésie. Il aime à l'évidence
jouer avec les mots, immiscer dans notre banale réalité
un décalage bienfaiteur, des p'tites bulles de rien du tout
qui aident à se lever le matin.
Retenez bien ce nom ! Gueule d'ange, il eut pu triompher dans
une chanson médiatique et insipide. Par bonheur, il nous
en invente une autre, sensible et déjantée. Le chanteur
d'une chanson nouvelle et fraîche, qu'on aimerait entendre
à nouveau. Lui est terrien, sa chanson est terrible |
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| Dimanche 17 avril 2005 à 16 heures |
| WEEPERS CIRCUS |
Le
Weepers Circus ( traduisez « Le cirque des gens qui pleurent
» ), composé de cinq musiciens strasbourgeois, s’inscrit
résolument dans ce qu ’il est convenu d’appeler
la nouvelle scène française, tout en sortant des sentiers
battus.
Après trois albums remarqués, le groupe est de retour
avec un quatrième album haut en couleur : Faites Entrer !
Le Weepers Circus nous offre leurs chansons à danser ou
à rêver, qui décrivent un univers contrasté
et mettent en scène des personnages souvent drôles,
parfois sombres, pour un voyage, un cheminement entre la mélancolie
des cordes et la chaleur des cuivres. Il en ressort une approche
mûrie des textes et des arrangements, et aussi véritablement
un ton, un style, à la fois clownesque et grave.
De nombreux invités participent à l'album - en particulier
Serge Bégout (Têtes Raides) et Olivia Ruiz - et l'agrémentent
de leurs talents respectifs. En définitive, leur concert
surprend, et offre une galerie de portraits savoureuse entre onirisme
et humour décapant, et énergie décuplée. |
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